
J’ai longtemps cru que j’avais eu une enfance heureuse. Puis, je me suis penchée sur mes croyances personnelles, sur mes blessures. Et je me suis rendue compte qu’en fait, j’ai énormément dû m’adapter. Et que je n’ai finalement pas grandi dans un environnement très sécure émotionnellement. Bien sûr, je ne suis pas la seule dans ce cas. Et je ne blâme pas mes parents. Ils ont fait ce qu’ils pouvaient avec leurs propres moyens. Enfin bref, ce n’est pas le sujet de cet article. Non. Aujourd’hui, je viens vous parler de ce que j’ai vécu dernièrement qui a aidé à guérir mon enfant intérieur (en tout cas un petit peu).
Mon monde intérieur
Petite, je passais beaucoup de temps à rêvasser, à imaginer plein d’histoires. Mes héroïnes de l’époque se prénomment Hermione Granger, Amandine Malabul, Irma, Cornélia et Hay Lin. Je lisais énormément, je dessinais des BD, je me perdais dans mes pensées… Mais aussi, j’écoutais déjà beaucoup de musique. Ca a commencé avec Britney Spears, puis Lorie et… Priscilla. Ca, c’était avant de découvrir Avril Lavigne et Green Day. J’avais entre 10 et 12 ans et je me rappelle acheter des magazines au kiosque et déchirer chaque page où figurait Priscilla. Avec les copines, on faisait même des échanges. C’était pratique de pas forcément avoir la même star fétiche.

De Lausanne à Nice
Priscilla, petite chanteuse de deux ans de plus que moi, a pris une place énorme dans ma vie. Ses posters habillaient les murs de ma chambre, sa musique résonnait à tout moment et aux prémisses d’internet, je m’abreuvais de chaque goutte de savoir à son sujet. J’enregistrais les émissions où elles chantaient, j’apprenais le nom de ses parents, de sa soeur… J’étais à fond. Au point même d’avoir passé quelques jours à Nice durant des vacances de février. Vous vous demandez le rapport ? Eh bien, c’est parce que Priscilla est originaire de Nice ! Et moi, j’avais envie de découvrir sa ville. Et j’avais l’espoir de la croiser au détour d’une rue et de devenir sa meilleure amie. (Oui bon, on a toutes eu ce genre d’espoir, non ?)
2026, rendez-vous à Paris
Cette fois-ci, c’est vers la capitale française que j’ai fait route. Et pour le coup, j’étais sûre de croiser Priscilla, puisque j’avais pris un billet pour aller la voir en concert ! Faut aussi dire que ce billet, je l’ai pris en décembre 2024, soit plus d’un an avant l’événement. Honnêtement, je m’en serais voulue de louper ça. Je devais bien ça à mon enfant intérieur. A la petite Jade qui a épluché les magazines, qui a passé des heures à chanter et à rêvasser d’une éventuelle amitié avec Prissou. Donc, le week-end du 1er février, j’étais à Paris, avec une copine. On a visité des trucs touristiques, mangé des repas pas hyper français, on a bien bien rigolé et surtout, moi, j’ai réalisé un rêve d’enfance.

Les émotions en pagaille
Je savais que ce serait un beau concert. Parce que je l’avais tant attendu. Mais ce à quoi je ne m’attendais pas, c’était le flot émotionnel que ça allait créer en moi. Du début à la fin, j’ai pleuré. Lors d’une chanson, “Votre fille”, j’ai totalement fondu en larmes et j’arrivais pas à me reprendre. Je me suis revue dans ma chambre, avec ma soeur, en train de faire un “concert” à ma maman et mes grands-parents (franchement, merci à eux d’avoir enduré ça). Je me suis souvenue voir ma maman pleurer. Et comme l’amour et l’affection étaient très rares dans la famille, je pense que c’est un souvenir clé qui est remonté pendant cette chanson.

Bien sûr, elle a chanté ses titres les plus connus, mais il y a eu d’autres chansons qui m’ont transportée jusque dans ma chambre de pré-adolescente. Et c’était très inattendu. Ce concert de Priscilla, je le garderai bien précieusement dans mon coeur. Et aussi étrange que ça puisse paraitre, je crois que ça a guéri une partie de moi, de mon enfant intérieur.
Suivez vos envies
Déjà quand j’avais 12 ans, on se moquait de mes goûts musicaux. J’ai jamais trop compris les gens qui font ça. Autant, il y a certains genres que je n’aime pas, mais ça ne me viendrait jamais à l’idée de me moquer de la personne qui les apprécient… Après tout, la musique, c’est très subjectif. Avec du recul, je pense que Priscilla a pris une place très importante dans ma vie parce qu’elle agissait un peu comme une grande soeur, comme un modèle. Elle me faisait me sentir moins seule. Et d’aller la voir en concert, c’était déjà incroyable de la voir en vrai, mais en plus de ça, c’était impressionnant de voir toute cette foule qui chantaient en choeur. Comme si on avait quelque chose en commun.

Bien sûr, j’ai eu droit à quelques rires moqueurs, même en tant qu’adulte, quand je disais que j’allais voir Priscilla en concert. Mais franchement ? Je m’en fiche. Après tout, c’est ma vie et j’en fais ce que je veux. Et je suis tellement reconnaissante d’avoir cet état d’esprit, de privilégier mon plaisir plutôt que le regard des autres. Donc vous aussi, suivez vos envies, allez kiffer la vie parce que c’est la vôtre et que tant que vous ne blessez personne, l’important c’est de vous faire plaisir !
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C’était qui la star de votre début d’adolescence ?
Blogueuse suisse romande depuis 2016. J’aime répandre de la bonne humeur autour de moi ! Que ce soit dans le burlesque, la spiritualité ou ma vie de maman, j’essaie toujours de me focaliser sur le positif. Et si je n’y arrive pas, je rajoute une dose de paillettes !



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