
Attention, je vais enfoncer des portes ouvertes : il fait chaud. Au moment où j’écris ces lignes, on en est à la troisième canicule de l’année et on a même pas atteint mi-juillet. Laissez-moi pleurer (évidemment, c’est déjà fait). Donc, il fait chaud. C’est indéniable. Et moi, j’avais besoin de venir ouvrir ma bouche pour brasser un peu d’air et… peut-être vous rafraîchir un chouïa ?
Au secours, on crame !
Bon, on va pas se mentir, la situation est alarmante. Ca fait 50 ans que les scientifiques nous préviennent, mais non, on a préféré le capitalisme. Si vous saviez ce que ça me met en colère, tout ça… On savait. On pouvait encore arrêter la machine. Et on a rien fait. Pire, on a accéléré le dérèglement climatique et niqué l’environnement. Pourtant, on avait réussi à réparer la couche d’ozone au-dessus de l’Australie. On avait réussi à sauver un peu la barrière de corail. Et on a mis plein de petits gestes en place. Mais non. Ca n’a pas suffi. Et maintenant, non seulement nous, les êtres humains, on crame, mais en plus de ça, on détruit la nature. Alors oui, je sais que c’est pas la Terre qu’on doit sauver, car elle a très bien vécu sans nous et elle saura s’adapter quand on aura disparu… Mais merde, la nature ! Les animaux ! Les plantes ! Damn. Oui, je suis fâchée.

La désillusion qui blesse
Loin de moi l’envie de clamer que “c’était mieux avant”. Pourtant, j’ai cette horrible sensation d’injustice et de colère qui gronde en moi. Parce que dans les années 90, quand j’étais enfant, l’été, il faisait un peu chaud. Mais c’était supportable. Le soir, on se couvrait parce que l’air se rafraichissait. Et la nuit, les températures descendaient suffisamment pour qu’on puisse trouver le sommeil. Et personnellement, j’ai grandi dans une famille qui faisait attention à ses dépenses énergétiques. On ne gaspillait pas l’eau, on triait nos déchets… Mon grand-père avait équipé la maison de panneaux solaires et d’une pompe à chaleur… J’ai vraiment été élevée dans l’optique de respecter la nature afin de préserver le futur. Et pourtant, tous ces “efforts”, ces petits gestes me semblent si futiles aujourd’hui…

J’ai l’impression d’avoir fait “tout ça” pour rien. Et j’ai le sentiment d’avoir été trompée. D’être privée aujourd’hui d’un avenir et d’un présent pour lequel j’ai oeuvré. La canicule actuelle n’est que le reflet de tout ça, mais le sujet est bien plus vaste et c’est quelque chose qui me hante quasiment tous les jours : le fait que la qualité de ma vie de trentenaire n’est pas à la hauteur de ce que j’espérais. Et je suis en colère.
Encore plus lorsque je pense aux enfants, autant les miens que ceux que je côtoie. Les toutes jeunes générations ne connaitront jamais le même monde que moi. Ils devront affronter un monde de crises climatiques, de souffrance, de danger… Et c’est tellement injuste. Encore une fois, j’ai toujours pensé qu’on avait tous grandi avec des valeurs qui nous sensibilisaient au climat. A la nature. Et qu’avec la technologie, on parviendrait à trouver des solutions à nos problèmes. Et que le futur serait tellement plus optimiste. Et en fait, c’est la désillusion.

Renforcement des inégalités
Sur le blog, vous avez plutôt l’habitude de lire des articles plus légers, avec des paillettes et de la bonne humeur. Mais là, il s’agit d’un sujet qui me préoccupe énormément et ça a un impact sur ma vie et ma santé mentale… Autant, je souffre de la chaleur, mais je sais aussi que je ne suis pas la plus mal lotie face à cette situation. J’ai un job assez tranquille et même s’il fait littéralement 30 degrés dans la Bibliothèque malgré les ventilateurs, je ne suis pas à plaindre. Je pense notamment à tous ces gens qui travaillent à l’extérieur, sur les chantiers, dans des usines ou autre travail pénible. J’ai aussi beaucoup d’empathie envers les personnes qui vivent dans des îlots de chaleur, dans des logements où il est impossible de faire descendre la température. Sans parler des gens défavorisés à travers le monde. Ce dérèglement climatique ne va faire qu’empirer les crises et les guerres. Aujourd’hui, un Français lambda se bat pour un ventilateur dans un magasin, mais est-ce que demain on ne sera pas en train de se battre pour de l’eau ?

Cette canicule accentue considérablement ma haine des grandes puissances qui gouvernent le monde. Trump, Musk, Bezos, Netanyahu… tous ces vieux hommes blancs pétés de thune qui n’ont que faire de leurs semblables. Qu’ils aillent bien se faire foutre. Tout comme ce système de merde qu’est le capitalisme. Et le patriarcat aussi. Fuck this shit (OUI JE SUIS ENERVÉE) !
Et du coup, on fait quoi ?
Honnêtement, j’avais prévu d’écrire un article bien plus léger et optimiste. Avec des idées pour “survivre” à ces canicules… Mais bon, apparemment, j’avais besoin d’exprimer ma colère et ma haine. Et franchement, je pense qu’il existe effectivement quelques “solutions” pour souffrir un peu moins du chaud, mais c’est comme même un sparadrap sur une plaie béante qui continue de s’ouvrir. Ca n’arrange en rien le problème. Je vais vous préparer un autre article sur ce thème pour vous partager mon plan d’action perso. Mais en attendant, j’ai envie de vous dire : exprimez votre colère, essayez de mettre en place des vraies actions, continuez vos efforts, ne laissez pas tomber. Il parait qu’on est déjà bien cuits, mais qu’on peut encore arrêter d’aggraver la situation. Alors, agissons ! Et prenez soin de vous, aussi !

Que cet article vous ait plu ou non, épinglez-le sur Pinterest !

Rassurez-moi, vous aussi, vous vous inquiétez ?
Blogueuse suisse romande depuis 2016. J’aime répandre de la bonne humeur autour de moi ! Que ce soit dans le burlesque, la spiritualité ou ma vie de maman, j’essaie toujours de me focaliser sur le positif. Et si je n’y arrive pas, je rajoute une dose de paillettes !



Laisser un commentaire